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PERSONNAGES:
"paroles de miyavi"
°pensées de miyavi°
"paroles de maya"
°pensées de maya°
"paroles de melody"
"paroles des autres personnages"
Chapitre 1
Partie 1
“miya-chan?! miya-chan?!”
Une voix douce et féminine semblait l’appeler d’une autre dimension. Perdu dans des débris de fantasmes incohérents, il rechignait à se diriger vers cette voix.
“miya-chan?! miya-chan?!”
Une main fraîche se posa sur son front et le ramena de force vers la surface.
“miya-chan?!”
“Hmm…”, fut sa seule réponse.
Il ouvrit les yeux de mauvaise grâce et se dessina peu à peu devant lui, un beau visage aux traits réguliers.
De longues boucles brunes coulaient vers lui et venaient lui caresser les joues. Il esquissa un sourire.
“Boujour mon cœur ”, murmura miyavi.
«Enfin tu te réveilles ! J’ai cru que j’allais devoir amener une massue pour que tu ouvres l’œil !», rétorqua sa jolie femme, melody.
« Une massue ? Mmm… je ne me serais probablement plus jamais réveillé… »
« Pas sûr, les idiots ont la tête dure ! »
« Eh ! »
miyavi se leva d’un bond, attrapa melody par les poignets et la plaqua sur le lit.
Elle se débattit en riant et parvint à repousser le fin androgyne.
« D’accord t’as gagné, je ne peux rien contre tes biscottos d’acier, si c’est ce que tu veux, je suis un idiot ! »
« Ah ah ! Tu abandonnes ? »
Mais melody relachant sa garde, miyavi empoigna sa taille avec une grande dextérité et emprisonna ses mains derrière son dos. melody sentit le souffle de son mari lui réchauffer le creux de l’oreille, bien qu’elle ne le vit pas, elle devina le sourire satisfait qui se dessinait sur la bouche pulpeuse du jeune homme. Elle tenta de cacher son trouble en laissant échapper un petit rire qui sonnait faux.
Dans un enjouement étranglé, elle s’exclama :
« Bon ben c’est toi qui as gagné, alors si c’est ce que tu veux, c’est TOI qui peux me traîter d’idiote ! »
« Hmmm… Je veux bien autre chose en vérité… »
Il fit glisser ses lèvres dans le cou de la jeune femme et le parsema de tendres petits baisers. Il remonta vers son oreille et la mordilla.
melody blémit et se dégagea de lui prestement. miyavi ne chercha même pas à la retenir.
« Qu’est-ce qui ne va pas encore ? », demanda t-il sur un ton blasé.
« Si on se fait des câlins, après tu voudras plus et moi, je ne veux plus avoir de relations sexuelles avant la naissance du bébé, ça pourrait lui faire mal ou le traumatiser. »
miyavi leva les yeux au ciel et soupira bruyamment.
« Pfff… Non mais c’est quoi encore ces conneries ? Tu les trouves où ? Dans tes torchons pour coincés-du-cul-socialos-rigides ?!! Tout le monde, mis à part toi, sait que le sexe ne peut pas blesser le bébé, ni physiquement, ni mentalement !! Il n’y a aucun risque ! N’importe quel médecin te le confirmera ! »
« Il y a des psychiatres de renom qui affirment que la vie sexuelle des parents à une incidence sur le mental de l’enfant, car c’est un point qui l’obsédera toujours inconsciemment, et que le traumatisme peut être antérieur à l’accouchement. »
miyavi laissa échapper un ricanement sec.
« C’est bon, t’as fini ?! Bon moi sur tout ce blabla de psycho à deux balles, j’me casse ! »
Il enfila à la hâte un jean troué et un tee-chirt ample sur sa silhouette déguindée, passa un peigne dans ses cheveux lisses et se dirigea vers la sortie.
« Et ton petit déjeuner ? », demanda la voix de melody implorante.
miyavi savait qu’elle était désolé, mais il ne se sentait pas d’humeur à lui faire une fleur.
« Rien à foutre ! BO-NNE JOUR-NEE !! », articula t-il sur un ton acide.
Sur ce, il claqua la porte, laissant sa pauvre femme, probablement en pleurs.
° Je me ferais pardonner ce soir. °, pensa t-il, un peu coupable.
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miyavi entra dans sa voiture sans un mot.
Kureno, le vieux chauffeur le salua poliment :
« Bonjour miyavi-san ! Où souhaitez-vous que je vous conduise aujourd’hui ? »
« Je dois me rendre aux répétitions du Visual Night. Il faut que je sois à 11h pour le réglage du son et de la lumière et à 15h on fait un dernier filage. Je pense que je finirais vers 17h, mais je t’appellerais si j’ai besoin que tu me ramènes. Tu peux prendre ta journée. »
« Bien Monsieur. »
« Pff… la journée risque d’être longue… »
Le guitariste laissa reposer sa tête contre la vitre glacée de la voiture et somnola rapidement comme un enfant.
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à suivre…